lundi 23 février 2015

The Maze Runner




Auteur : James Dashner

Édition : Delacorte Press (VO), Pocket Jeunesse (VF)

Résumé (VF) :

Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier... Il se retrouve entouré d'adolescents dans un lieu étrange, à l'ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d'acier. Chaque nuit, le plan en est modifié.

Thomas comprend qu'une terrible épreuve les attend tous. Comment s'échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie ? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire...

Ma note : 4,75/5

Mon avis :

Ce livre est une pure merveille, je vous le dis. Comme je viens tout juste de le terminer, je suis encore un peu (beaucoup) sous le choc et je ne sais pas trop par où commencer. Mais bon, je vais essayer de faire en sorte que cet avis ait un minimum de cohérence.

Comme j’ai vu le film pendant les vacances de Noël, je savais déjà l’intrigue principale et la fin de l’histoire. Par conséquent, je pensais que le livre allait être assez semblable. COMMENT AI-JE PU PENSER CELA. Le tout début est semblable. C’est un peu semblable vers la fin, et à quelques autres passages. Bref, j’ai complètement redécouvert l’histoire, avec des détails que je ne savais pas, et QUELLE HISTOIRE, LES AMIS. J’ai adoré du début à la fin ! (Et avouons-le, l’histoire du livre avec Dylan O’Brien comme référence pour imaginer Thomas, c’est la recette gagnante! Héhé)

Premièrement, il faut que je parle des personnages. D’abord, j’ai un faible pour les personnages amnésiques. Aucune idée pourquoi... Peut-être parce qu’ils renferment une dose de mystère, ou bien juste parce que j’aime voir souffrir des personnages fictifs (pas du tout sadique la fille), enfin bref. Et dans le Labyrinthe, tous les Gladers n’ont pas de souvenirs de leur vie d’avant. Ensuite, Thomas est tout simplement merveilleux. Sérieux, comique à ses heures, énigmatique, intelligent, athlétique, que demander de plus ! J’ai aussi adoré Chuck, le garçon un peu rondouillet qui peut se montrer si agaçant et drôle à la fois, et je le trouvais tellement à croquer quand il parlait de leur vie d’avant et combien il aurait aimé retrouver sa famille... Newt occupe une place particulière dans mon cœur; c’est le cynique de la place, et ses répliques ironiques m’ont vraiment fait passer un bon moment. En tout cas, on peut dire que le fait que ce soient des garçons enfermés dans un labyrinthe et qu’ils soient tous un minimum désespérés a ajouté une bonne touche d’humour noir que j’ai adorée, et une grande force aux personnages, qui ne cessent de persévérer.

L’histoire prend des tournures surprenantes et plus ça avance, moins on est capable de se défaire du livre. J’ai lu les cent dernières pages d’un bout à l’autre sans interruption; il fallait absolument que je sache ce qui allait arriver ! Et le concept du labyrinthe est excellent, mais que dis-je, TROP BIEN PENSÉ. Du début à la fin, les détails s’emboîtent pour au final former toute qu’une intrigue ! On se fait mener par le bout du nez par l’auteur, et à un certain point, c’est à peine si on en sait plus que les personnages eux-mêmes sur ce qui va se passer ensuite. Bref, c’est très, très, très bien fait. Il n’y a qu’une fois où j’ai su à l’avance la solution à un problème, mais la façon dont il a finalement été réglé m’a fait tomber de ma chaise (et beaucoup fait rire aussi, mais bon, vous allez peut-être savoir ce dont je parle si vous avez lu le livre).

Finalement, The Maze Runner est un livre fascinant, drôle, intelligent et rempli de suspense et de ces moments où vous en oubliez de respirer. Après la conclusion de ce premier tome, j’ai très hâte de me lancer dans le 2e qui promet d’être assez différent, mais tout aussi délectable et addictif !

(Pour ce qui est du 0,25 de moins, c'est seulement dû au fait que ça m'a pris quelque temps à sauter à pieds joints dans l'histoire. Disons que la 1ere moitié a été un peu plus longue que la 2e, mais c'était tout de même EXCELLENT !)

mardi 10 février 2015

Looking for Alaska



Auteur: John Green

Éditions: Speak (VO), Gallimard (VF)

Résumé (version française):

Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

Ma note : 5/5 :D



Mon avis :

MON DIEU LA FIIIIIIIN !!!!

Bon. On se calme. Bien sûr, je n’aurais pas donné 5/5 à ce livre si tout le reste était mauvais!

J’ai tout d’abord adoré l’atmosphère de Culver Creek. D’accord, tout le monde fume à toutes les deux secondes, ce qui n’est franchement pas mon genre, mais excepté ça, j’ai beaucoup aimé! La rivalité entre certains élèves était savoureuse, et les tours joués ainsi que les parties de basketball m’ont fait passer de très, très bons moments.

Ensuite, les personnages. Même si je n’ai pas particulièrement aimé le personnage principal, Miles (alias Pudge), qui m’a semblé un peu faible et influençable (mais j’ai beaucoup aimé sa passion pour les célèbres derniers mots), les autres ont été parfaitement à la hauteur. Le Colonel m’a particulièrement plu : il est petit, mais c’est lui qui commande, et il jette par-ci par-là des répliques bien juteuses que j’ai adorées. Alaska comporte sa dose de mystère et est elle aussi drôle par moments, mais aussi parfois très réfléchie (elle sort des répliques qui font réfléchir, et pas juste une fois durant l’histoire). Étrangement, j’ai apprécié le directeur, « The Eagle », avec son « Look of Doom » (désolée, je l’ai lu en VO et je sais pas trop ce que signifie en français ce regard qui le rend si célèbre). Le professeur de religions, Mr. Hyde, est très intéressant dans ses cours : c’est comme s’il ne faisait pas qu’enseigner aux élèves de sa classe, mais aussi à nous, les lecteurs.

Et comment passer à côté du style d’écriture de John Green... Il est si captivant ! Il est capable de chevaucher le comique et le sérieux – il a même réussi à rendre drôle une scène de sexe, ce qui est pour moi un vrai tour de force – et il y a plein de ces petites phrases si philosophiques et pleines de sens qu’on doit absolument les noter quelque part pour être certains de ne pas les oublier. C’est fou comme cet auteur nous fait réfléchir ! Mais contrairement à un cours de philosophie, avec lui ce n’est pas lourd du tout et c’est agréable.

Parlons un peu de la fin... Ne vous inquiétez pas, je ne vous la gâcherai pas!

La partie « après » du livre (car il est séparé en deux parties, le « avant » et le « après ») est tout simplement WOW et nous fait réfléchir profondément sur la vie. Juste pour vous donner une idée, ça m’a pris une heure pour ne lire qu’une quinzaine de pages, parce qu’il y avait trop de phrases réfléchies que je ne voulais pas oublier ! J’ai vrrrrraiment aimé le message d’espoir transmis à la toute fin, et je suis pas mal certaine que je ne vais plus jamais être capable de penser de la même façon que je pensais avant de lire ce livre. Vraiment, c’est un roman qui vous bouscule à l’intérieur, mais un bousculement du genre gentil.

Vraiment, Looking for Alaska entre sans aucun doute dans la liste des meilleurs livres que j’ai lus de toute ma vie, au même titre que Nos étoiles contraires. Je crois que j’aime bien John Green ! J’ai hâte de voir si ses autres livres sont à la hauteur de celui-ci (et si oui, je suis une fille comblée !)

Je le recommande à tous ceux qui aiment bien réfléchir sur la vie tout en passant un excellent moment ponctué d’éclats de rire ! :)

mardi 3 février 2015

Eleanor & Park



Auteure : Rainbow Rowell

Éditions : St-Martin’s Press (VO), Pocket Jeunesse (VF)

Résumé (version française) :

1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

Ma note: 4.5/5

Mon avis:

Si vous cherchez le livre le plus mignon et charmant et sympathique et juste WAH, vous l’avez trouvé !

J’ai d’abord beaucoup aimé le concept : deux ados solitaires, marginaux, qui tombent petit à petit amoureux pendant les trajets de bus. Tout de suite, ça m’a appelée : les amours du genre « insta-love », ou les coups de foudre, c’est bien, mais c’est pas mal moins mignon qu’un amour qui grandit au fur et à mesure de l’histoire et dans lequel on peut voir chaque étape, chaque petite action qui fait naître, puis grandir l’amour entre les deux personnages. Aussi, étant donné le statut un peu rejets d’Eleanor et de Park, c’est prouvé dans le livre que n’importe qui peut trouver l’amour; un message porteur d’espoir qui me tient beaucoup à cœur. 

L’histoire en soi est excellente. Comme les chapitres sont séparés en plusieurs parties avec une alternance de points de vue entre Eleanor et Park, on peut voir tour à tour ce qui se passe dans la vie respective de ces deux personnages. Eleanor m’a beaucoup touchée, puisqu’elle n’a pas du tout une vie facile : un beau-père qui ne l’aime vraiment pas, une maison minuscule avec 4 frères et sœurs, un petit surplus de poids qui lui vaut des surnoms pas très flatteurs à l’école... J’ai énormément apprécié cette jeune fille, elle qui se fout complètement des vêtements qu’elle porte (j’aimerais tant faire preuve d’un tel détachement). Alors qu’à l’extérieur elle peut paraître sans émotions, on voit bien qu’elle passe par toutes sortes de sentiments au cours de l’histoire. Elle fait aussi preuve d’un tel cynisme, parfois je me surprenais à sourire comme une imbécile en lisant certains passages! Et bien sûr, comment parler d’Eleanor sans au moins discourir un peu sur Park ! Lui aussi ne vit pas une vie très rose : à moitié asiatique, il a de la difficulté à s’intégrer, et son père ne le comprend pas vraiment. Surtout, j’ai aimé le personnage de Park à cause de la façon dont il voit Eleanor. Si un jour j’ai un copain qui me regarde comme lui le fait, comme si rien d’autre ne lui importait au monde, je vais me dire que j’ai réussi ma vie ET LARGEMENT.

Comme l’histoire se déroule en 1986-87, évidemment, pas d’Internet, ni de téléphones cellulaires. Je vais le dire bien franchement, je n’hésiterais pas à aller à cette époque si je le pouvais ! Tout est bien plus romantique, quand on se rencontre dans un autobus en lisant des BD et en écoutant de la musique ensemble, plutôt que sur Facebook ou par messages texte ! Vous avouerez...

Finalement, c’est une lecture qui entre à coup sûr dans mes livres favoris. L’écriture est légère, facile à comprendre (même en VO, ce qui m’a surprise et beaucoup aidée) et pleine de ce genre de phrases qui vous feront dire « OH TROP CHOU » tout haut parce qu’elles sont trop mignonnes et romantiques ! C’est seulement la fin qui a mis un petit bémol à mon enthousiasme. Je ne vous en dis pas trop, je ne voudrais pas vous spoiler à mort, mais j’étais frustrée comme c’est pas possible en tournant la dernière page ! Mais la dernière phrase m’a mis un petit baume au cœur (vous verrez, vous verrez...) Un seul petit commentaire que j’ai à partager: Richie est un vrai con. Voilà, c’est fait. :)

Bref, un livre débordant de tout ce qu’il y a de plus mignon en ce monde, et que je conseille à tous ceux qui aiment les histoires d’amour pleines de fraîcheur, de simplicité, et surtout de réalisme ! Je vous garantis que vous ne serez pas déçus. Définitivement, je ne peux attendre de lire d’autres livres de Rainbow Rowell !